La céramique

Une céramique est un objet en argile cuite. La céramique est le matériau, ou bien la technique qui permet de le confectionner.

L’histoire de la céramique remonte à la préhistoire. Les plus anciens tessons connus ont été trouvés en Chine et datent d’environ 20 000 ans av. J.-C.
La céramique provient du grec kéramos (« terre à potier », «fait d’argile »), c’est l’une des plus ancienne manifestation culturelle de tout les temps. Le terme « céramique » apparaît dans son sens moderne qu’au milieu du XIX siècle, période durant laquelle la science étudie le matériau et l’archéologie (la céramologie) commence véritablement à s’intéresser à la céramique ancienne. Le terme poterie — art du potier — ne suffit alors plus pour désigner toute la variété de la production.
EXTRAIT Wikipedia

L’argile est une des matiére utilisée pour de la création artistique

La faïence

La faïence est une argile basse température (980°C). Elle peut être noire, blanche ou rouge. Sa caractéristique principale est sa porosité. Pour tout usage alimentaire, il faudra obligatoirement l’émailler avec un émail adapté.

Le grès

Le grès est une terre haute température (entre 1200°C et 1300°C). Les pièces obtenues sont plus résistantes et étanches. La palette de couleur du grès s’étend du blanc au noir avec de nombreuses nuances. L’émaillage n’est pas indispensable car la terre est imperméable, il rend cependant le contact de la pièce plus agréable pour l’utilitaire, rend le nettoyage plus facile et garde son rôle décoratif.

    L’argile chamottée

    L’argile chamottée est composé d’argile lisse et de chamotte, la chamotte étant de l’argile cuite à très haute température qui a été broyée en grains plus ou moins gros. Selon la taille, la densité et l’argile à laquelle la chamotte est ajoutée, on obtiendra une terre avec des propriétés différentes.

    L’argile chamottée est appréciée des sculpteurs car elle a un meilleur maintien pendant le façonnage et un retrait à la cuisson et au séchage réduit. Elle est très prisée pour le façonnage de grandes pièces de par ces qualités. On mélange également de la chamotte avec le grès pour obtenir un grès adapté à la cuisson raku, car plus résistant aux chocs thermiques.

    En modelage ou en sculpture, on peut utiliser cette granulosité pour créer des effets de texture.

    Les outils pour le modelage

    Le modelage est la technique de façonnage de l’argile la plus accessible car on aura besoin que de quelques outils. Voyons ensemble « les indispensables » pour débuter en modelage de l’argile.

    Découpe de la terre

    Pour débuter le façonnage de ta pièce, il faut découper un morceau de terre avec un fil de potier. Bien refermer le plastique autour du pain pour éviter que l’argile sèche.

    Recyclage

    Une autre étape importante: le recyclage. Au bout de plusieurs séances de modelage, on aura accumulé des déchets d’argile non utilisés que l’on aura pris soin de conserver dans un sac plastique afin qu’ils ne sèchent pas. Ces déchets sont réutilisables pour de prochaines créations.

    Techniques de modelage les plus utilisées 

    Modelage de l’argile par pinçage

    Le modelage par pinçage est une technique de façonnage. Elle permet de faire connaissance avec la terre.

    Le principe est de partir d’une boule que l’on va creuser pour réaliser progressivement un pot. Modeler une pièce par petites touches permet au créateur une prise de contact avec l’argile.

    Modelage de l’argile à la plaque

    Le principe est de réaliser des plaques à l’aide d’un rouleau et de tasseaux d’épaisseur déterminée. La terre à une « mémoire »: Il faudra donc l’étaler de façon à ce qu’elle soit abaissée petit à petit en prenant soin de la tourner à 90° plusieurs fois.  La régularité de l’épaisseur est primordiale.

    On découpe ensuite des morceaux que l’on pourra utiliser pour créer les formes, les assembler entre elles ou les refermer sur elles-mêmes. Chaque élément sera donc creux et formé de parois d’épaisseur constante.

    Le modelage à la plaque permet la réalisation de petites et grandes pièces dans des temps plutôt courts. Selon la pièce à réaliser, on choisira de travailler avec une argile plus ou moins sèche. Les possibilités de formes sont immenses.

    Une croûteuse permet au céramiste de réaliser des plaques : plus rapide et moins fatiguant !

    Modelage par estampage

    L’estampage est une technique liée au modelage à la plaque. Le principe est de guider la plaque sur la forme d’estampage et de l’y maintenir pour que la plaque en prenne la forme.

    Les formes d’estampage sont souvent réalisées en plâtre car il absorbe l’humidité. Mais pour débuter, on peut utiliser des objets du quotidien comme un bol en prenant soin de mettre un chiffon entre le bol et l’argile pour faciliter le démoulage.

    Lorsque l’on applique un tampon, un coquillage, une feuille végétale ou tout autre motif sur une plaque d’argile, c’est aussi de l’estampage.

    Modelage aux colombins

    La poterie au colombin a pour base de travail… Le colombin ! Cette technique ancestrale est la plus ouverte en possibilités. Son « défaut » est sa lenteur de réalisation mais c’est parfois un atout.

    Au départ, on forme des colombins plus ou moins gros selon les besoins. Pour cela, on roule l’argile en boudin. Bien souvent, on crée la base de la pièce à partir d’une découpe dans une plaque et on va ensuite monter les parois en superposant des colombins. La pièce prend forme lentement mais surement… On lisse les parois de la pièce au fur et à mesure que le travail progresse.

    Cette technique peut être associée, complémentaire aux autres techniques et permet de réaliser des formes plus complexes.

    Assemblage d’éléments : la barbotine

    Pour énormément de créations, on sera amené à assembler des éléments en terre. La « colle » du céramiste s’appelle la barbotine.

    Pour fabriquer la barbotine, on récupère des morceaux d’argile séchés que l’on mélange à de l’eau. On obtient de la barbotine, de la boue argileuse.

    Il faudra ensuite griffer les 2 éléments à assembler sur les zones qui entreront en contact. On enduit ces zones de barbotine puis on les assemble en exerçant une très légère pression. L’ébauchoir est ensuite utilisé pour mêler les joints entre les 2 parties assemblées.

    Le séchage

    L’étape modelage est terminée. La pièce a pris forme. Étape suivante : le séchage.

    Il existe trois consistances de séchage :

    • Consistance terre humide ou plastique : c’est la consistance de la pièce pendant le modelage.
    • Consistance cuir : l’argile a commencé à sécher. Elle est encore déformable et peut être manipulée sans trop s’affaisser. C’est le moment pour les finitions.
    • Consistance verte : l’argile est sèche. Elle a pâli et la texture est cassante.

    Le ponçage

    Le ponçage est LA technique de finition des poteries. Rien de sorcier, on prend une éponge abrasive et on ponce ! On pourra définir les lignes, faire disparaître les aspérités et affiner la pièce.

    Techniques de décors utilisées à l’atelier 

    • L’application d’engobe
    • La gravure
    • Le décor au pochoir
    • Le décor à l’éponge
    • L’émaillage, la décoration céramique par excellence !

    Émaillage et cuissons

    La pièce est façonnée, séchée puis décorée : passons à l’émaillage.

    Pour cela, il va falloir cuire le biscuit ou dégourdi dans un premier temps : cuisson entre 800 et 980°

    Ensuite, on doit émailler la pièce.

    • Par trempage
    • Au pinceau
    • À la louche

    Une fois émaillée, place à la seconde cuisson à environ 1000° pour les pièces en faïence et plus de 1250° pour le grès et la porcelaine ! L’émail va fondre et à l’ouverture du four, la pièce aura son aspect définitif. C’est un moment magique et chaque fois unique !

    Techniques essentielles pour la sculpture de l’argile

     Techniques de la sculpture dans une masse d’argile

    La première approche consiste à travailler sur une masse d’argile. Deux possibilités : ajouter de la matière ou en retirer.

    La sculpture par ajout d’argile

    On part d’un bloc d’argile, le centre de notre sculpture, et on ajoute des éléments pour créer notre forme en les incrustant dans le bloc par écrasement et lissage. Il est donc possible de créer une sculpture en partant de rien et en assemblant l’argile, morceaux après morceaux.

    La sculpture par retrait d’argile

    Il s’agit de la démarche inverse. On part d’un corps central trop gros et on retire de l’argile pour obtenir notre forme. Le retrait demande une bonne visualisation des volumes mais, en cas d’erreur, on a toujours la possibilité de rajouter de la matière.

    Ces deux approches s’avèrent complémentaires dans la pratique.

    Pourquoi faut-il évider nos sculptures ?

    Une fois, le façonnage de la sculpture terminé, on se retrouve avec une masse conséquente d’argile.. Il va donc falloir procéder à l’évidement de ta sculpture en argile.

    Pourquoi doit-on évider ? Lors du modelage de ta sculpture, on aura probablement créé des micro-bulles d’air dans l’argile. La cuisson du biscuit va permettre à cet air emprisonné de s’évacuer. Mais pour que tout cela se passe tranquillement, il faut que :

    • Les bulles d’air ne soient pas trop grosses donc tu dois faire attention lors du modelage
    • Les bulles d’air ne soient pas trop loin de la surface donc s’assurer que ta sculpture ne présente pas d’épaisseurs supérieures à 2 cm.

    Si l’air est coincé en profondeur, il y a risque de faire éclater la création ou la fissurer.

    L’évidement aura aussi d’autres avantages :

    • Obtenir un séchage homogène,
    • Économiser une quantité importante d’argile,
    • Alléger fortement ta pièce.

    Comment évider une sculpture en argile ?

    Le principe de l’évidement est de découper une partie de ta sculpture pour accéder à l’intérieur, retirer un maximum d’argile, puis recoller les morceaux.

    Voici les règles à respecter :

    • La surface de ta sculpture doit avoir séchée sur 1 cm pour avoir suffisamment de rigidité
    • Découpe la sculpture avec un fil de potier pour avoir une découpe nette et facile à recoller.
    • La découpe ne doit pas couper des parties détaillées de la sculpture : sur un buste, on évite le visage.
    • On ne doit pas découper la pièce sur une partie étroite de ta sculpture : sur un buste, on ne coupe pas au niveau du cou.
    • On commence par évider en partant du haut vers le bas, l’inverse créant une déformation, voire un effondrement de la sculpture due au poids.
    • Au recollage des parties découpées, c’est l’inverse ! On recolle du bas vers le haut pour avoir un maximum de maintien de la sculpture.
    • Une fois tous les éléments recollés, ne pas oublier de laisser un petit trou quelque part sur la sculpture pour que l’air puisse circuler, sinon même résultat à la cuisson : explosion !

    Techniques de la sculpture en creux

    La seconde approche est de modeler directement une sculpture creuse. Pour cela, il existe deux techniques très célèbres en modelage : la sculpture au colombin et la sculpture à la plaque.

    Les subtilités

    Évidemment, la construction d’une sculpture aux colombins et/ou à la plaque comporte de nombreuses subtilités liées à la forme recherchée. En général, les problèmes sont souvent liés au maintien de la sculpture. Une technique courante pour éviter ces problèmes est d’utiliser des pièces de maintien ou du papier qui seront retirées plus tard et/ou de laisser des périodes de séchage qui augmenteront la rigidité des éléments sculptés.

    Assembler les éléments d’une sculpture

    Pour que deux éléments en argile n’en forment plus qu’un, il faut les souder, les coller, les assembler avec la barbotine.